Aides à domicile, métier ingrat qui en rebute plus d’une

Aides à domicile, métier ingrat qui en rebute plus d’une

février 19, 2019 0 Par Jean Chrysostome

 

Le marché du travail d’aide à domicile est en perpétuelle demande. C’est un métier comme un autre avec ses contraintes et ses obligations. Mais il est parfois dépeint comme un métier ingrat par celles qui l’effectuent. En effet, le travail est difficile et même s’il privilégie les rapports humains, les relations entre salariés et employeurs n’en sont pas pour autant renforcées.

 

Les types d’aide à domicile

 

Il y a trois formes distinctes d’aide à domicile à savoir l’aide à la personne qui est la plus courante lorsque vous parlez de personnes âgées ou de personnes malades, l’aide dans les tâches quotidiennes, notamment les courses, le repas ou le ménage, et l’aide aux activités sociales grâce à l’allocation personnalisée d’autonomie.

 

Les tâches amères du métier

 

Certaines personnes âgées refusent de quitter le confort de leur domicile malgré leur difficulté grandissante à se déplacer tout seul. Alors pour les seconder, les aides à domicile proposent leurs services. Parfois dans l’exercice de leur travail, elles sont amenées à adopter des postures pénibles plusieurs fois dans la journée. Se pencher à longueur de temps, se mettre à genoux pour nettoyer les cuvettes de toilettes et bien d’autres encore.

 

Certaines finissent par craquer

 

Si au début certaines aides à domicile se sentent motivées par les perspectives du travail, elles finissent souvent par se décourager. Avec le temps, la fatigue physique et morale devient de plus en plus pesante. Selon une étude menée par le Ministère des Affaires sociales, quatre aides à domicile sur dix auraient déjà été victimes d’agressions verbales et 13%s auraient subi des violences physiques. À tout cela s’ajoutent la précarité du travail et les horaires de travail morcelées et anarchiques.

 

Malgré toutes ces difficultés et ces contraintes que peut imposer le métier de travail à domicile, il arrive que des liens se créent entre des aides à domicile et leurs employeurs. Après tout, c’est un métier où le contact humain est privilégié. Rares sont ces cas, mais ils existent.